Des déchets de crevettes pour concevoir un pansement innovant contre les brûlures

Passer d’un coproduit de la filière des crevettes à un biomatériau destiné à la médecine régénérative : c’est l’ambition du projet ChitoPatch.

Sélectionné par l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur – ARES, ce projet d’amorce prolonge plusieurs années de collaboration entre le Service des Matériaux Polymères et Composites de l’UMONS et l’Université Cadi Ayyad, au Maroc.

L’objectif est de valoriser la chitine contenue dans les carapaces de crevettes afin de développer un pansement biosourcé destiné au traitement des brûlures du second degré. Grâce aux propriétés du chitosane et à l’utilisation de technologies de bio-impression 3D, les chercheurs souhaitent concevoir des pansements capables de favoriser la réparation des tissus tout en limitant les risques d’infection.

Au-delà de cette application, ChitoPatch illustre aussi le continuum de la recherche. Les connaissances acquises dans le projet AQUA’MAR, consacré à la valorisation durable de la chitine, ouvrent aujourd’hui la voie à une nouvelle application dans le domaine de la médecine régénérative.